Présentation

Castella-Portrait

Castella-Portrait

Né en 1969 à Toulouse, France.

Vit et travaille à Toulouse.

C’est dans un esprit baroque que l’expression de Stéphane Castella dessine l’évolution de son moi conscient sous la forme d’un reflet impulsif.

L’autoportrait comme signature, la jouissance comme sous-titre, l’artiste joue de sa ligne pour garder et perdre notre regard dans une générosité colorée.

Que nous offre-t-il dans ses scènes couchées sur toile ou papier ?

Son regard sur lui-même, peut-être pour nous accompagner, nous offrir à nous même devant un lui reconnaissant.

Laissez-vous vous perdre dans ses pulsions pigmentées, ses « réalités » si virtuelle pour que, une fois votre regard revenu, vous deveniez … un peu lui.

Me voilà après de 2 heures de gesticulations, entre performance et plaidoirie, pour défendre un travail de fin d’étude basé sur des installations d’autoportrait photographiques. Le jury délibère et m’accorde le droit de me jeter dans l’abime sociale tout en me rappelant d’un ton sûr et marquant : « Monsieur Castella tout ce que vous nous avez montré était, malgré son absence, de la peinture ! Monsieur n’oubliez pas que vous êtes un peintre ! » … et comme vous pouvez le voir je ne l’ai pas oublié. Compliqué de comprendre, t’entendre, cette affirmation : « Je suis un peintre » ! Moi, qui aime travailler sur et avec mon corps. Moi, qui aime la mise en valeur de mes excès. Moi, qui aime l’érotique supplique des corps de femmes. Moi, qui ne parle que de lui. Lui, qui ne parle que de moi. Je photographie mes instants, je me déstructure, je me protège, je me construis, je me vis … et soudain le temps rencontre l’évidence de mes images et le dessin, violent car impulsif, il comble des espaces libre mais définis d’un format. Je dessine, ou plutôt je pulsionne, mes « réalités ». Ensuite je deviens calme et remplis mes images d’histoires pigmentées. Ça y est, je pense avoir compris, j’étale sur des supports plats l’intention de parler à l’autre, une sorte d’écrivain sans mots. C’est peut être ça être un peintre ? Quelque chose me dérange dans cette histoire de peintre, je ne suis pas que ça ! C’est un peu trop réducteur au vus de ma circonférence physique et artistique. Oui je dessine, je peins mais je vis, je mange et je bois … j’écris et je joue de la photo. Figurateur libre, déjà pris. Expressionniste, déjà conquis. La nouvelle figuration, trop tard. Je n’ai rien d’un Picasso, malgré la référence populaire et mes moustaches sont plus proches de l’esprit du début du XXème que de la provocation Daliesque. Je suis … moi, ou plutôt lui … enfin je suis Castella.

Autoportrait quand levidence rend aveugle-Castella

Autoportrait quand l’évidence rend aveugle-Castella